Les grands moments de Nîmes

1er et 2 juin 1952

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«Luis Miguel Dominguín ouvre la Féria»


C’est la première Féria de Nîmes et pour en faire un événement taurin, les organisateurs ont programmé pour les deux corridas du dimanche et du lundi, le torero vedette du moment « Luis Miguel Dominguín ».

Le Madrilène ne nous livrera pas une grande page de tauromachie, en cause la forme des taureaux, mais sa présence placera la Feria au tout premier plan des grandes arènes et elle aura tout de même le mérite d’enchanter la gente féminine qui l’affectionne tout particulièrement.

Source photographie : AllPosters.com

 

 

 

Septembre 1959

«Chicuelo II pour une dernière vuelta»

Dans les années 50, c’est Chicuelo II qui dicte sa loi aux taureaux bravos qui courent les Férias et cette année-là, le petit torero Sévillan réalise une faena dominatrice et impériale.

Tous les trophées viennent récompenser l’immense matador, mais ce que les aficionados Nîmois ne savent pas en l’ovationnant ce soir-là, c’est que cela sera son dernier tour de piste avant de mourir tragiquement dans un accident d’avion.

Il laissera son nom à la bande musicale qui anime les corridas et un costume de lumière à son club taurin maintenant déposé  «Musée des Cultures Taurines» de la ville pour l’éternité.

Source vidéo : Jalons pour l’histoire du Temps présent

1960

«Antonio Ordóñez et la douceur de ses naturelles» antonio-ordonez-corrida-nimes-torero Les grands moments de Nîmes Les grands moments de Nîmes antonio ordonez corrida nimes torero1

Habitué à être programmé dans toutes les grandes Férias et plus particulièrement à Nîmes, ville qu’il affectionne et où le monde taurin local le vénère, c’est dans une corrida dite estivale qu’Antonio Ordóñez va asseoir sa réputation dans l’amphithéâtre romain.

Coupant ce jour-là les deux oreilles et la queue d’un taureau de Carlos Nuñez, qu’il réussit à emporter dans de fantastiques séries de naturelles qui ont fait chavirer le cœur des aficionados, il entre dans le panthéon des grandes faenas qui ont marqué l’histoire de cette ville et de la tauromachie.

Source photographe : Photaki

17 Mai 1964

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«El Cordobés, une patte en triomphe»

Il était annoncé comme le messie de la tauromachie et il aura fallu attendre ce dimanche de Féria pour voir,

celui qui fut divinisé par sa ville de Cordoue comme le quatrième Calife, atteindre enfin le firmament de l’art taurin. Avec un taureau de réserve de Juan Pedro Domecq, il réalise une faena totalement folle, se faisant bousculer à plusieurs reprises pour revenir enchaîner les passes sans bouger d’un pouce.

Ce jour-là, une patte, la seule donnée dans les arènes de Nîmes, lui fut accordée dans une bousculade sans précédent, la foule ayant envahie la piste au moment des récompenses.

On le vit remonter les boulevards sur les épaules de ses supporters jusqu’à l’Hôtel IMPERATOR**** où il réside durant ses courses.

1972

«Francisco Rivera Paquirri affiche sa supériorité»

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Dans les années 70, Paquirri impose sa tauromachie dans les plus grandes arènes du monde.

A Nîmes, le torero andalou aux yeux vert émeraude, s’offre la plus grande moisson d’oreilles pour une Feria.

Dominant tous ses sujets, il coupera un trophée à tous les taureaux combattus.

Devenant une icône taurine après son coup de corne mortel subi dans les arènes de Pozoblanco en 1984, il est tout toujours considéré comme le Maestro qui sait s’adapter à tous ses adversaires pour en tirer le meilleur.

Source photographie : A Los Toros

 

21 et 23 Mai 1984

«Paco Ojeda réinvente la tauromachie»

Depuis lui, plus rien n’est comme avant. En ce lundi de Pentecôte, Paco Ojeda transforme la tauromachie en réalisant des enchaînements de passes sans bouger les pieds.

Le torero Sévillan fait danser autour de son corps les taureaux de Jandilla puis ceux de Manolo González, stupéfiant ainsi la foule béa de bonheur et d’admiration.

Les critiques sont unanimes, on n’avait jamais vu ça. Depuis, plus rien n’est comme avant et l’on ne conçoit plus aujourd’hui la moindre petite faena sans un jeu de passe « Ojadesque ».

Nîmes restera son arène de consécration qui ensuite le sacrera torero à cheval en lui donnant son alternative. Il reste l’icône des grandes années Férias et du renouveau de la tauromachie.

Source : Ina.fr

26 Septembre 1987

«Litri Camino, aux noms des pères et des fils»

Miguel Báez Litri et Paco Camino sont des Maestros qui ont marqué la tauromachie de leurs empreintes. Pourtant, en ce samedi de Féria des Vendanges, quand ils apparaissent timidement à la porte du toril des arènes de Nîmes pour effectuer leurs ultimes paseos, la tension est à son comble.

Certes, la fougue ne vient plus leur agiter les mollets mais ils redeviennent ce qu’ils ont toujours voulu être, matador de toros. En cet après-midi ensoleillé, leurs fils Miguel et Rafi, vont recevoir de leurs mains l’alternative.

C’est un évènement hors pair dans le monde de la corrida qui fut retransmis par la télévision française et espagnole : un fantastique show que l’on doit au directeur des arènes, Simon Casas.

14 Mai 1989

«Nimeño II au firmament de l’art taurin»

Christian Montcouquiol incarne à lui tout seul toute la tauromachie française. Immense  torero Nîmois, il a su s’imposer dans toutes les plus grandes «plazas» du monde devant les taureaux les plus rudes, dans une période pas vraiment propice quand on est Français.nimeno tauromachie torero moments fort nimes corrida Les grands moments de Nîmes Les grands moments de Nîmes nimeno tauromachie torero moments fort nimes corrida

En ce dimanche de Féria, un mano à mano l’uni à Victor Mendès. La rencontre se transformera vite en un combat individuel acharné contre les six taureaux après que le torero portugais ait dû sortir pour cause de blessures, le laissant ainsi voguer vers un succès tant convoité.

Luttant à la fois contre la férocité des pensionnaires de Javier Guardiola et contre le vent, il s’offrira un triomphe qui le placera à sa place de Maestro, laissant pleurer de joie tous ceux qui l’avait soutenu.

Peu de temps après, un taureau de Miura l’emportera à jamais, nous laissant des souvenirs pleins la tête et une œuvre le glorifiant sur le parvis des arènes de Nîmes.

Source photographie  : La Depeche

Crédit Photo : DDM, J-M.D

21 Septembre 1991

«Marie Sara – la plus belle torera»

Quand elle rentre en piste, tout le monde n’a d’yeux que pour elle.marie sara corrida equestre torera moments forts dans les arenes de nimes Les grands moments de Nîmes Les grands moments de Nîmes marie sara corrida equestre torera moments forts dans les arenes de nimes1

Elle est belle, blonde et torera. Pourtant, ce jour là, elle se fait voler la vedette par une plus vieille, sûrement plus torera, mais ça Marie Sara le sait bien.

Conchita Cintrón entre en scène pour sacraliser la torera parisienne de Matadora de toros.

Toute sa carrière la jeune française rendra hommage à cet honneur fait par l’ancienne, en devenant la plus grande torera à cheval, et aussi la plus belle.

Source photographie : Corrida.Tv

6 Juin 1992

«Antonio Borrero Chamaco et Christian Lacroix»

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On disait de lui qu’il était fou, qu’il ne craignait pas les taureaux et que même lors d’une saison durant laquelle il avait reçu plus de 100 bousculades, rien n’avait eu raison de sa fougue.

Chamaco le fou prend son alternative dans les arènes de Nîmes et pourtant, malgré toute la médiatisation faite autour d’une carrière de novillero fantastique, le vrai évènement de ce jour n’est pas taurin : c’est de la haute couture signée par le créateur Arlésien Christian Lacroix que l’admiration viendra.

Lorsque le torero de Huelva sort de l’ombre du toril, il brille de mille feux. Son costume est historique, sublime, merveilleux mais si dérangeant des puristes : un vrai bijou dans un écrin romain. Chamaco est d’un autre monde et son costume aussi.

Source photographie : El Economista

Septembre 1996

«Joselito – une pluie en or»joselito corrida nimes moment forts nimes arénes Les grands moments de Nîmes Les grands moments de Nîmes joselito corrida nimes moment forts nimes ar  nes
C’est la Féria des Vendanges et comme de saison, le temps est plus couleur chagrin que de fête. Au paseo, Joselito partage l’affiche avec Enrique Ponce et malgré le manque de chaleur, le public est au rendez-vous de cette confrontation.

Le noir se fait dans le ciel, alors on allume les projecteurs et d’une pluie timide, on va passer à la mi-course à un déluge total. Les ronds de cuir occupent la piste et les discussions vont bon train au sujet d’une éventuelle annulation.

C’est alors que d’un geste simple de la main, Joselito renvoie tout ce beau monde costumé sur les gradins et s’offre là son plus beau récital de tauromachie volant au dessus des flaques d’eau que la lumière artificielle avait transformées en or.

Source photographie : Elmundo.es

18 Septembre 1998

«El Juli – Le petit génie devient grand»

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Tout de blanc vêtu, le petit Jules traverse la piste. On en sait rien et la polémique va bon train : a-t-il 16 ans ?, a-t-il le droit de devenir matador de toros ?…

Les pours et les contres n’ont aucune importance sur la maestria de ce petit génie de l’art taurin : le petit Jules traverse quand même l’espace de sable de l’amphithéâtre romain pour repartir en triomphe sur les épaules des Nîmois dès ses combats achevés.

El Juli devient une «figura» et sa présence à toutes les Ferias, qu’elles soient de Pentecôte ou des Vendanges, comme de partout ailleurs, confirmera son talent. Le petit génie est devenu grand, immense et même Maestro de son temps, et ce pour des siècles et des siècles.

Photographie : Levaucluse.com

28 février 1999

«Juan Bautista – gracie un taureau sous la bulle»

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Il fait froid et c’est normal on est en plein cœur de l’hiver. Et pourtant, à la sortie de cette novillada, tout le monde a le cœur chaud. Juan Bautista, jeune matador Arlésien, vient, dans son costume rouge et or, de gracier Tanguisto de l’élevage de Yerbabuena.

Une faena pleine, sous les feux des projecteurs, qui propulsera ce torero vers des sommets toujours plus hauts. Une Féria en plein hiver, une bulle de plastique sur les pierres romaines : décidément tout est différent et complètement fou à Nîmes.

Ce chapeau moderne va permettre pendant plus de dix ans, d’assister à des courses de taureaux et surtout permettra à Juan Bautista, pour cette Féria de Primavera, de gracier son premier taureau.

Source photographie : Midi Libre

1er Juin 2001

«Enrique Ponce – première grâce d’un taureau»

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Le vendredi 1er juin, Descarado, à la robe noire et blanche, entre en piste. Le Maestro Valencien plonge la tête de ce taureau dans sa muleta pour ne plus en finir.

La grâce et l’élégance sont de mise et le taureau se laisse emporter dans des séries interminables sans mot dire.

Au bout de quinze minutes de jeu intense, un mouchoir orange flotte dans les mains du président de course laissant la mort s’en aller, pour laisser pour la première fois repartir dans ses prés du campo charro, le taureau de Victoriano del Rio.

Le 30 mai 2004, Enrique Ponce remettra ça avec Anheloso de Juan Pedro Domecq, qui partira gambader avec lui dans ses prairies andalouses.

Source photographie : Del Toro al infinito

15 Septembre 2007

«Pablo Hermoso de Mendoza, un centaure venu de Navarre»

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Dans l’art de toréer à cheval, il est le plus grand. En faisant jouer ses montures avec les taureaux, il a donné à cet art toute sa dimension. Avec lui, le couple cheval-torero ne fait plus qu’un.

A Nîmes, ce jour là, il exulte: quatre oreilles et une queue pour deux faenas fantastiques au rythme de la musique et sous les clameurs de la foule.

La façon de placer le taureau, de jouer avec lui, de se tourner devant les cornes: tout est révolution chez lui et rien n’est laissé au hasard, jusqu’au soin de dresser lui-même ses chevaux, la perfection même. Depuis, chacune de ses apparitions dans cette arène se fait à guichets fermés, cela prouve bien son aura et sa force.

Source photographie : Anagogue 

13 Mai 2010

«Sébastien Castella, sous le déluge et pour la bonne cause»

Il pleut et c’est même le déluge qui s’abat sur Nîmes en ce jeudi de l’ascension.

Personne n’y croit mais tout le monde prend le chemin des arènes pour voir le plus grand torero français de tous les temps affronter seul six taureaux afin de venir en aide aux enfants sinistrés d’Haïti.

Il aura le courage d’oser affronter ces taureaux avec un temps si peu propice au spectacle et il le fera pour affirmer sa force et son toreo. De manière symbolique, il se fera réaliser par le Sastre Fermin, un costume au tissu brodé de fleurs de Lys: des Lys comme pour un Roi.

Quant à elle, l’affiche réalisée par Fernando Botero, un colombien, qui n’est autre que le pays de son épouse et de sa fille, est encore un symbole de plus. Sébastien n’est comme personne et c’est bien là toute sa force.

Source : FeriaTV

23 Mai 2010

«Morante de la Puebla, une chaise pour l’éternité»

Morante est tout autre chose: pas un torero mais le torero. De l’art, il ne sait qu’en donner. Et quand Morante donne, on touche le sublime, voire plus.

C’est ce qu’il s’est passé ce dimanche matin où une simple chaise de bois blanc a marqué l’histoire de la tauromachie Nîmoise à tout jamais.

Trois petites passes assises pour recevoir ce taureau de Juan Pedro Domecq à la muleta, un coup de corne emportant un des barreaux de bois et la messe est dite. Enfin presque car s’en suit un récital magique qui se finira en apothéose.

Morante est Morante et comme pour parfaire sa légende, c’est assis qu’il patiente la mort de son taureau, lui qui est venu avec son mourre sentir cet étrange objet sur lequel l’éternité s’est assise.

Source Vidéo : Feria.tv

26 Mai 2012

«Javier Castaño, une quadrilla au service du succès»

Six Miuras, six ! Cela n’est pas vraiment unique mais cela le devient quand un seul torero ose les affronter et ce d’autant plus à Nîmes, dans les plus grandes et les plus importantes arènes  Françaises.

C’est un pari osé, tant au niveau du Maestro que de la Direction et pourtant, ce fut un chef d’œuvre et rien d’autre : six taureaux combattus dans les règles de l’art. Auréolé par une cuadrilla fantastique que le matador a su mettre en avant pour donner au spectacle toute sa grandeur, ce fut un grand moment de tauromachie torista et de tauromachie tout court.

Source Vidéo : Feria.Tv

16 Septembre 2012

«José Tomás, d’un autre monde»

S’il y a un Dieu sur cette terre, il était bien à Nîmes au matin du 15 septembre et un peu sur le sable.

Tout y était magique et presque irréel : José Tomás, 6 taureaux et nous. De la capelade jusqu’à sa sortie en triomphe, tout était là. De la musique à l’ambiance en passant par la cuadrilla, tout était dans une autre dimension.

Aussi on ne parlera pas tauromachie car ce qui s’est passé ce matin-là est de l’ordre du secret et on ne pourrait en rien vous le conter. Alors reste ces 11 oreilles, cette queue et ce taureau gracié, tout ça pour certainement la plus grande corrida de l’histoire. Nîmes, 16 septembre 2012, José Tomás.

Source : Feria.Tv

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